Grand
Prieuré
de
Nouvelle
France
NOVA FRANCIA


LETTRE
OUVERTE AU LECTEUR (TRICE)
Madame Monsieur,
Le
présent texte a pour but de répondre à une question qui nous
est souvent posée: ‘’La Franc-Maçonnerie …..,
c’est quoi ?’’. Nous n’avons pas la possibilité de
traiter méthodiquement de cette philosophie en si peu
d’espace. Nous tenterons simplement, dans la mesure du
possible, d’éclairer le profane qui lira ces quelques
articles avec intérêt.
Peu importe la
façon dont ce document vous est parvenu de
la main à la main ou par Internet: l’essentiel est qu’il
soit sous vos yeux.
Très
probablement la Franc-Maçonnerie vous intéresse.
Vous en avez entendu parler ou vous avez lu quelques
articles de presse sur le sujet. Nous pouvons affirmer que tout
cela est vraisemblablement assez loin de la réalité. Ce que
nous sommes, ce que nous cherchons à être, vous allez le découvrir
dans les pages qui suivent.
Reconnaissez que
les plus aptes à parler de maçonnerie sont les Maçons eux-mêmes.
Les questions
que vous vous posez, chacun de nous les a eues présentes à
l’esprit avant de frapper à la porte de notre Ordre.
Nous avons tenu à y répondre par avance dans ces
quelques paragraphes.
Car si elle
avait existé à l’époque où nous-même, nous cherchions un
ailleurs plus conforme à nos aspirations profondes, sans doute
notre vie en aurait-elle été transformée plus tôt.
Sa rédaction
est le fruit du travail des Loges qui composent notre obédience.
Et si nous ne
tenons pas à la publicité, il n’en est pas de même de
l’information.
Nous vous la
devons, la voici:

LA
FRANC-MAÇONNERIE
UN
MODE D’EXPRESSION PERPÉTUEL
Le Perfectionnement
moral et SPIRITUEL recherché par les Francs-Maçons se traduit
à travers des modes d’expression particuliers, qui remontent
aux temps les plus reculés de l’humanité, et qui se sont
perpétués à travers les siècles.
Il s’agit
essentiellement de l’initiation, de l’usage du langage
symbolique, de la pratique du rituel.
Ils sont vivants
aujourd’hui encore sur toute la surface de la terre, dans
toutes les civilisations, voire dans la vie quotidienne et
professionnelle. Les
découvertes de la science moderne: la psychanalyse, la
psychologie appliquée, ont confirmé l’efficacité de modes
d’expression qui, au premier abord, paraissent inhabituels
L’INITIATION,
LE
SYMBOLISME,
LE
SECRET:
12
RÉPONSES
UN
ÉVÉNEMENT CAPITAL:
L’INITIATION
Matériellement, il
s’agit d’une cérémonie solennelle qui se déroule selon
les anciens usages.
Au cours de
celle-ci, les membres d’une Loge reçoivent un Profane dans
l’Ordre maçonnique, après s’être assurés qu’il en est
digne.
Pour le Profane,
c’est le commencement (du latin INITIUM) d’une nouvelle découverte
de soi-même. C’est
l’occasion d’exprimer librement et sincèrement son désir
de rechercher un perfectionnement moral et SPIRITUEL.
Au cours de cette cérémonie,
le PROFANE reçoit les premiers enseignements secrets et
initiatiques qui feront de lui un apprenti.
C’est aussi un
moyen ou un assemblage de moyens faits d’allégories et de
symboles. Ceux-ci
tendent à mettre le profane sur la voie de perspectives
nouvelles, qui feront éclore en lui une discipline intérieure,
qui déboucheront sur la tolérance spirituelle et la fraternité
sociale et qui développeront le sens de l’harmonie.
L’initiation maçonnique
n’est pas, comme beaucoup le pensent, une cérémonie mystérieuse,
au cours de laquelle on communiquerait à l’intéressé des
secrets plus ou moins magiques, tout en lui demandant de
renoncer à sa personnalité afin de se consacrer corps et âme
à des tâches sulfureuses, sous peine d’être exposé aux
pires sévices. C’est, beaucoup plus simplement, l’occasion
qui est donnée au profane de réexaminer les idées reçues et
les jugements subjectifs, en
l’engageant, désormais, à chercher en lui-même et par lui-même
sa vérité qui n’est évidemment par celle de son voisin ou
de son frère (les portes de la maison du Père sont
innombrables). Cette
recherche ne peut s’appuyer que sur une vision objective des
choses, accordant force et valeur à toutes les opinions sincères,
même si elles sont différentes des convictions qu’il
professe lui-même.
C’est donc une
invitation au perfectionnement personnel et une porte ouverte
dans cette voie. En
franchissant cette porte, le nouvel initié meurt, d’une
certaine manière, à la facilité du monde et s’engage sur un
chemin qui doit le mener vers ce que nous appelons la Lumière.
Ce chemin, il le parcourt librement, s’appuyant sur la
fraternité dans laquelle il a été admis et qui est composée
d’hommes et de femmes poursuivant la même quête.
Les mystères qui lui sont proposés au moment de son
entrée dans l’Ordre sont uniquement des sujets de réflexion,
s’appuyant sur le symbolisme et la tradition, que lui seul
pourra approfondir, selon son génie propre, dans le secret de
sa conscience.
TOUT À LA FOIS ÉDUCATION,
FORMATION ET DÉCOUVERTE:
L’ENSEIGNEMENT
MAÇONNIQUE
L’enseignement maçonnique
se traduit par l’étude que chaque maçon fait, pour lui-même,
d’un ensemble de texte et représentations symboliques qui
nous a été transmis par la Tradition.
Le mode
d’expression, (à l’aide des symboles) a pour caractéristique
de pouvoir être examiné sous tous les angles de l’humain.
Le message
initiatique a donc un caractère universel.
C’est un enseignement de choix où chacun trouve une
signification et un attachement particulier.
Ils lui permettent de suivre sa direction propre selon
son tempérament, sa formation, ses aspirations dans les
domaines de la vie pratique, de la morale, de la philosophie, de
la religion, de la spiritualité.
Il faut ajouter que
si chaque maçon poursuit individuellement sa recherche, il
n’en est pas pour autant seul, car la Loge est un groupe, un
creuset où les tendances, les idées se confrontent sans
qu’aucune pression s’exerce en vertu de la règle du «maçon
libre dans la Loge libre».
IL
Y A DES DEGRÉS OU GRADES DANS L’INITIATION
Il y a des degrés
ou grades dans l’initiation parce qu’il y a plusieurs degrés
ou grades dans la connaissance.
Chaque passage
d’un Franc-Maçon d’un degré ou grade à un autre constitue
une initiation nouvelle (un nouveau départ).
C’est ainsi que l’Apprenti n’est en fait que
l’Aspirant de l’ancien compagnonnage, l’Initié en est le
Compagnon, et l’Adepte (celui qui a acquis) le Maître.
UN MODE DE
COMMUNICATION
SPÉCIFIQUE
: LE RITUEL
D’une manière générale
un rituel est un acte, ou une succession d’actes auxquels les
hommes et les femmes reconnaissent
un sens affectif, spirituel, philosophique.
Dans la vie
profane, la minute de silence, le garde-à-vous, l’audition
debout de l’hymne national sont des exemples d’actes
rituels,
Dans la vie
religieuse, on connaît de nombreuses attitudes rituelles:
joindre les mains, faire le signe de croix, se mettre à genoux,
etc…
Il est clair, par
les exemples donnés, que la pratique d’un rituel renforce
considérablement le sens profond des textes, des représentations
symboliques, ou allégoriques qui l’accompagnent.
En maçonnerie, le
Rituel est l’ensemble des actes, gestes, attitudes et paroles
symboliques, hérités de la Tradition et fixés par l’usage.
C’est par le
moyen du Rituel que sont transmis les enseignements fondamentaux
de notre Ordre.

MISE EN
CONDITION
OU
GOÛT DU DÉCORUM ?
Le rituel est un
moyen d’Éveil; on peut, d’une certaine manière, et pour en
percevoir la nature, lui trouver des rapports avec la méthode
du psychodrame. Il a
tout d’abord pour effet certain de créer les conditions matérielles
d’une rupture totale avec la vie profane, permettant ainsi aux
«travaux» de se dérouler en toute sérénité…
De plus, la participation active demandée à tous les
membres de la Loge les fait entrer directement en contact avec
l’EXPRESSION symbolique des travaux maçonniques.
Il les libère enfin de l’excès de logique, de matérialisme
ou de rationalisme des actes quotidiens.
Mais par ailleurs,
et c’est, de loin, son rôle le plus important, le rituel est
la manière irremplaçable de transmettre certains enseignements
qui ne peuvent prendre leur sens que s’ils sont vécus au lieu
d’être énoncés.
La Pratique du
Rituel maçonnique nécessite l’usage ou la présence de
divers objets et décors symboliques. Ceux-ci ne sont cependant
présents que pour exprimer leur sens caché.
La force du rituel
réside dans sa signification sous-jacente; elle n’est
importante que par la manière dont il est pratiqué et par
l’importance que chacun lui impartit au fond de lui-même.
Le décorum n’est qu’accessoire ; il peut, à la
limite, n’être que simplement rappelé schématiquement.
Des excès dans
l’usage du cérémonial ou du décorum ne peuvent donc exister
que par une mauvaise interprétation de la Tradition
initiatique.
LA PRATIQUE DU
RITUEL,
SOURCE
DE PERFECTIONNEMENT
Le rituel étant un
ensemble d’actes symboliques auxquels sont associés tous les
membres de la Loge, l’enseignement proposé se trouve, chaque
fois, physiquement vécu.
De ce fait, il est
l’origine d’une méditation souvent sollicitée.
De plus, certains
symboles ne peuvent prendre leur force et leur signification
profonde que s’ils expriment un «engagement
personnel» vécu symboliquement.
La pratique du
Rituel est donc source de perfectionnement par le fait qu’elle
est dans l’espace, le véhicule caché des pensées
initiatiques. Elle
protège à travers le temps les idées qu’elle renforce.
Ç’est par la
tripe fonction de suggestion, de conservation et de transmission
que la pratique du rituel peut apporter une certaine
connaissance profonde des mystères maçonniques.
SYMBOLE, LE MOT-CLEF…
Le
symbole c’est un mode d’expression s’appuyant sur des représentations
matérielles dans lesquelles l’esprit peut, par association
d’idées, trouver des sources de méditations.
Exemple:
Les idéogrammes, le code de la route sont des images porteuses
d’une idée et d’une seule.
Un symbole est une sorte d’idéogramme porteur d’une
multitude de significations, selon l’angle sous lequel on le
considère.
Dans la vie
profane, par exemple, un drapeau est un symbole, il est porteur
pour chacun d’entre nous d’un message profond, intime, il
peut être source de méditation ; il peut être générateur
d’un certain «rituel» (le monument aux morts), acte vécu
renforçant la signification du symbole.
Disons encore, pour être clair, qu’une alliance en or
est un objet symbolique dont le sens réel est parfaitement
distinct de la manifestation matérielle.
En maçonnerie,
l’ensemble de l’enseignement constitue le «SYMBOLISME».
Le SYMBOLISME
maçonnique, n’est pas seulement le véhicule d’une vérité
intransmissible par les voies conventionnelles, c’est aussi la
représentation allégorique de la CONNAISSANCE.
Le cartésianisme,
qui a dissocié l’esprit de la matière, est responsable de ce
que, dans l’ensemble, le monde moderne a considérablement
fait reculer la pratique et l’intelligence
des
enseignements par symboles en dépit de leur irremplaçable
pouvoir de transmission dans le domaine spirituel.
SYMBOLISME
ET
LANGAGE SECRET
Le symbolisme est
un langage qui n’est secret que pour qui ne peut le
comprendre. Ce qui a
fait dire à René Guenon que les symboles sont devenus des allégories
pour qui ne peut plus les interpréter, car ils ne peuvent plus
transmettre le message de la Vérité.
Malheureusement cet
enseignement n’est pratiquement plus perçu dans le monde
profane ou religieux des pays occidentaux.
Il n’y a plus guère que la Franc-Maçonnerie qui soit
susceptible de perpétuer et renouer avec la grande Tradition
par la richesse de son enseignement symbolique.
Les grands concepts
fondamentaux intransmissibles par des moyens intellectuels
ordinaires ne peuvent se manifester que par la compréhension
parfaite des grands symboles, par ce que
Schwaller de Lubicz appelait «l »intelligence du coeur».
Cet entendement ne peut donc être que strictement
personnel, puisqu’il est fonction de l’évolution et des
orientations de chacun.
Cela explique en
partie pourquoi tous ceux qui n’ont pas su ou pas voulu
examiner le problème du symbolisme avec l’éclectisme et la
largeur de vue propres au véritable scientifique se sont
finalement contentés de masquer leurs carences en reléguant le
symbolisme au rang des langages cryptographiques primitifs.
UNE MÉTHODE D’INVESTIGATION NON CARTÉSIENNE
QUI
PRODUIRAIT DES RATIONALISTES ?
L’un des aspect
fondamentaux de la Franc-Maçonnerie est le perfectionnement de
l’homme, de la femme, y compris dans les manifestations les
plus concrètes de la vie contemporaine.
C’est pourquoi
les Loges consacrent une part de leurs travaux à l’étude des
problèmes de la Société contemporaine.
Selon la méthode maçonnique, ces problèmes sont abordés
avec le maximum d’objectivité dans un esprit de tolérance
absolue: c’est alors la «Voix de la Raison» qui doit
s’exprimer en ces circonstances.
Le libre examen de
toutes les idées, suggestions, doctrines humaines qu’ils étudient
procède de la raison, mais l’édification d’une société
et d’une humanité meilleures auxquels ils tendent témoigne
incontestablement d’un idéalisme élevé.
C’est pourquoi
dire que les Maçons sont rationalistes, c’est ne considérer
qu’un seul aspect de leur doctrine.
Un maçon qui
serait rationaliste et rien que cela oublierait la part la plus
importante du travail maçonnique.
LA
TRADITION MAÇONNIQUE SECRÈTE
La Tradition maçonnique
doit rester secrète pour de multiples raisons et notamment
celles-ci:
La Franc-Maçonnerie
est une société initiatique, sa doctrine et ses principes se
transmettent de maçon à maçon, de génération à génération.
La révélation par l’initiation est une des attitudes
indispensables pour recevoir convenablement le message
symbolique.
Les travaux maçonniques,
pour être accomplis en toute quiétude et sérénité, doivent
se dérouler à l’abri du remous des foules.
Dans certains pays
totalitaires, la Franc-Maçonnerie est persécutée.
Le secret est donc, pour elle, une forme de l’instinct
de conservation.
On peut dire également,
en se référant à la Tradition, que les Francs-Maçons ont
moralement le devoir de ne pas «vulgariser» la Tradition, les
formules ancestrales, qui se sont transmises depuis l’origine
des temps. Le dépôt
qui en est fait à chacun de nous, est celui d’un bien
universel sur lequel nous n’avons absolument aucun droit.
La tradition maçonnique doit sans aucune hésitation
rester en dehors du monde profane.
Enfin, une telle
divulgation serait non seulement inutile, mais elle détruirait
l’efficacité du message qui ne peut être convenablement reçu
qu’à travers une révélation progressive dont les étapes
sont étalées sur un long laps de temps.
LE SECRET MAÇONNIQUE…
Il ne réside
pas dans le seul fait de ne pas dire ce que l’on sait ou ce
que l’on croit avoir compris. Le véritable secret maçonnique
c’est le message incommunicable, inexprimable.
C’est ce qui n’est compréhensible qu’entre véritables
Initiés. Tous les
écrits qui se veulent révélateurs, les indiscrétions,
ne changent rien.
Ce n’est pas en «potassant» qu’on acquiert la «connaissance».
L’enseignement livresque n’ayant jamais fait
progresser d’un pas l’initié vers la Connaissance, seule la
pratique des rituels ouvre cette voie.
ET LA DISCRÉTION MAÇONNIQUE
La discrétion maçonnique
est l’apparence extérieure de la réserve, de l’attention
que tout maçon doit manifester par discipline intellectuelle.
C’est dans le silence et en écoutant que l’on
apprend à mieux penser. C’est aussi et peut-être avant toute
chose, la forme visible de l’humilité et de la pudeur.
On a toujours plus gagné à écouter qu’à parler,
c’est une règle éternelle de sagesse
9
RÉPONSES À PROPOS
DES
RITES, DES LOGES
ET
DES TENDANCES
DE
LA FRANC-MAÇONNERIE
PAS
DE MAÇON SANS ENGAGEMENT MAÇONNIQUE
Cet engagement est
de nature purement spirituelle et morale.
Il n’implique rien d’autre, pour l’intéressé, que
le désir de trouver en lui-même la force et les moyens de
devenir meilleur, de se perfectionner, la maçonnerie l’aidant
dans cette tâche que poursuivent tous ses membres.
Elle n’a du fait même de l’esprit de fraternité et
de tolérance dont elle est animée, ni le désir ni les moyens
de demander à ses membres quoi que ce soit qui puisse aller à
l’encontre de leur liberté de pensée et d’action. Mais, se
voulant tournée vers le Bien, elle propose aux Frères et aux
Soeurs d’orienter, eux aussi, leur pensée dans cette
direction. En entrant dans l’Ordre, le nouvel initié s’intègre
à une fraternité humaine dont les buts et les moyens lui sont
connus. On n’exige pas davantage de lui que d’accepter la règle
et de «jouer le jeu», ce qui lui sera facile s’il est sincère
dans sa recherche.
On le sait,
l’engagement maçonnique lie le Maçon à l’Ordre par un
serment mais un profane engagé dans la voie de la recherche de
la Franc-Maçonnerie peut y renoncer à n’importe quel moment.
Un maçon initié peut quitter l’Ordre sous la seule condition
de respecter son serment de ne révéler rien de ce qu’il a
vu, de ce qu’il a entendu, ou de ce qui lui a été communiqué
en Loge (ne serait-ce que pour le protéger lui-même des conséquences
de l’incompréhension ou du sectarisme dont il pourrait être
victime de la part de personnes ignorantes du vrai visage de la
Maçonnerie). Parce que vous le connaissez mieux maintenant,
l’Ordre entier peut donc raisonnablement attendre de vous une
attitude tolérante à l’égard de tout maçon que vous
pourriez rencontrer.
DIEU ET LES
FRANCS-MAÇONS
Les Francs-Maçons
sont libres de croire ou de ne pas croire en Dieu.
La Maçonnerie
n’admet aucune discrimination dans le domaine de la pensée et
particulièrement entre les croyants et les incroyants.
De ce fait la
Franc-Maçonnerie est le centre d’union de tous les hommes et
de toutes les femmes de bonne volonté, quelle que soit leur
conviction.
Si tous les
Franc-Maçons ne croient pas en Dieu, la majorité d’entre eux
admet l’existence d’un Principe primordial vers lequel
convergent toutes les choses.
Pourtant, à
certaines époques, beaucoup de Frères, de Soeurs, devant les
tracasseries ecclésiastiques du moment, ont adopté une
position anticléricale ou athée.
Une certaine «image de marque» s’en est dégagée, créant
de vives inquiétudes chez beaucoup de chrétiens.
Une telle attitude n’est cependant le fait que de
certains Frères et de certaines Soeurs et ne saurait en aucun
cas être considérée comme une vérité maçonnique.
Il est certain
qu’il y a plusieurs demeures dans la maison des Maçons, qui
n’est pourtant peuplée que de Frères et de Soeurs. Dans
certaines d’entre elles, les libres-penseurs, se trouvent chez
eux. Dans la plupart
des cas une tolérance absolue est de rigueur.
Il existe aussi une Maçonnerie qui, non seulement croit
en Dieu, mais aussi est chrétienne.
Sa philosophie et ses rites sont inspirés et issus des
Saintes Écritures et sa tradition provient directement des
anciens Ordres de Chevalerie dont elle se recommande.
Le croyant et le chrétien s’y trouvent donc
parfaitement à l’aise.
Toutes les
Loges appartenant au Grand Prieuré de Nouvelle France ouvrent
leurs travaux en présence de la (Bible) l’Évangile de
Saint-Jean considéré comme Livre Initiatique.
OUI, ON PEUT ÊTRE CATHOLIQUE ET FRANC-MAÇON
Du point de vue maçonnique,
rien ne s’oppose à la présence de catholiques parmi les Frères
et les Soeurs. Bien
au contraire, les membres des Églises sont particulièrement
nombreux dans certaines Obédiences.
Les interdits
prononcés dans le passé (qui, d’ailleurs, se référaient
davantage à des questions de discipline qu’au dogme lui-même)
semblent maintenant dépassés et il n’en demeure que des
malentendus qui se dissipent peu à peu.
Du point de vue
catholique, il ne nous appartient évidemment pas de nous
prononcer, l’entrée en Maçonnerie d’un membre de l’Église
étant pour lui une affaire de conscience…
Celui qui estimerait ne pouvoir trancher lui-même la
question pourrait avoir intérêt à consulter un ecclésiastique
averti, après s’être documenté sur la position spirituelle
de l’Obédience qui s’ouvre à lui.
LA PRATIQUE DE
LA FRANC-MAÇONNERIE ET
L’ENGAGEMENT
POLITIQUE
Il convient de répondre
ici un NON formel à tous ceux qui croiraient encore à une
relation entre l’une et l’autre et de le bien expliciter.
La Maçonnerie est
avant tout un centre d’Union où se réunissent des Frères et
des Soeurs de formations culturelle et politique
fondamentalement différentes. Merveilleux creuset que celui où
peuvent se fondre harmonieusement toutes ces idées!
On peut
d’ailleurs lire dans les «Constitutions d »Anderson»
de 1723:
… laissant
à chacun ses propres opinions: c’est-à-dire être Hommes de
bien et loyaux ou hommes d’honneur et de probité quelles que
soient les DÉNOMINATIONS ou les confessions qui aident à les
distinguer; par suite de quoi, la Maçonnerie devient le Centre
d’union et le moyen de lier une amitié sincère entre des
personnes qui n’auraient pu que rester perpétuellement étrangères
On peut lire plus
loin dans ces mêmes Constitutions:
…
ne
faisant, ne disant rien d’offensant, ou qui puisse empêcher
une conversation aisée
et libre; car
cela détruirait notre harmonie et ferait échouer nos
louables desseins. Conséquemment
aucune brouillerie ou querelles privée ne doit franchir le
seuil de la Loge
moins
encore des querelles à propos de la Religion, ou des Nations,
ou de la Politique d’État, nous en tant que Maçons étant
uniquement de la Religion Universelle sus-mentionnée; nous
sommes aussi de toutes les nations, Idiomes, Parentés et
Langages et sommes résolument, contre TOUTES LES POLITIQUES,
comme n’ayant jamais contribué, et ne pouvant jamais
contribuer au bien-être de la Loge.
Il est donc clair
que la Maçonnerie n’a rien de commun avec la POLITIQUE ou les
PARTIS POLITIQUES. Que des Frères ou des Soeurs aient pu agir
différemment, même en grand nombre n’engage pas pour autant
l’Ordre, également composé de l’immense majorité
silencieuse des Frères et des Soeurs apolitiques.
Toutefois, le
Franc-Maçon s’efforce de matérialiser dans sa vie
quotidienne les concepts qu’il a puisés dans le travail en
Loge et d’en faire sentir autour de lui les bons effets. En ce
sens cette action personnelle dans la cité pourrait être
qualifiée de politique. En aucun cas, cette action ne peut être
assimilée de près ou de loin, directement ou indirectement, à
celle d’un parti politique, que ce parti exerce ou non le
pouvoir.
Toute discussion
politique est proscrite en Loge.
Le Franc-Maçon est
libre d’appartenir ou non à un parti politique quel qu’il
soit, mais cette adhésion n’engage que lui-même.
LA FRATERNITÉ
MAÇONNIQUE
ET
LES ASSOCIATIONS D’INTÉRÊTS MATÉRIELS
Il importe pour le
postulant éventuel de se convaincre que cette idée, souvent
colportée dans le public est une des plus inexactes concernant
la Maçonnerie.
Chercher à devenir
Franc-Maçon dans l’espoir d’y trouver un intérêt ou un
avantage matériel ne pourrait conduire, tôt ou tard, qu’à
de cruelles désillusions.
La Fraternité maçonnique
est un devoir à caractère moral intellectuel et spirituel.
Le maçon se doit d’être l’ami de tous les hommes et
de toutes les femmes et de leur venir en aide qu’ils (ou
elles) soient ou non Franc-Maçons. La pratique de la SOLIDARITÉ
est une façon d’être dans la vie et ne saurait se limiter
aux murs de la Loge.
Il est exact
cependant que des liens affectifs très étroits unissent tous
les maçons, mais leurs préoccupations étant essentiellement
spirituelles, il est rare et peu souhaitable que ces liens aient
des aspects matériels. En
tout état de cause et du point de vue de notre Obédience, les
associations d’intérêt sont à proscrire pour une bonne
pratique de la maçonnerie; elles sont incompatibles avec les
aspirations de l’Ordre tel que nous l’envisageons.
RITE ET RITES
Sachant que les
Travaux en Loge s’ordonnent selon un rituel, on appelle «RITES»
les variantes qui se manifestent dans la pratique de ce rituel.
Nous savons
qu’au cours des siècles, la souche maçonnique a accueilli et
conservé vivants certains aspects des traditions initiatiques
parallèles… Ce sont ces apports, ces enrichissements qui ont
«modulé» un rituel fondamental en plusieurs rites, mettant
l’accent sur tel ou tel aspect des traditions symboliques.
Malgré ces
divers courants, les différences sont très légères, les
symboles sont universels et les mêmes pour tous les rites.
Tous les rites sont donc parfaitement intelligibles pour
tous les maçons.
L’éventail
des rites présente un certain avantage en ce qu’il permet à
chaque maçon de s’orienter vers la forme d’expression la
plus en harmonie avec sa personnalité…
La pluralité
des rites est le témoignage de la vitalité de la pensée
commune.
Les principaux rites généralement pratiqués sont :
|
le
Rite Écossais Ancien et Accepté
|
le
Rite Écossais Rectifié
|
|
le
Rite Émulation
|
le
Rite York
|
|
le
Rite Français
|
le
Rite de Memphis - Misraïm
|
|
le
Rite Anciens Anglais
|
le
Rite de Salomon
|
L’OBÉDIENCE
Elle compte généralement
des Loges travaillant à des rites divers. Dans les Obédiences
peuvent se manifester des tendances spirituelles ou
philosophiques spécifiques, reflet des Loges qui la
constituent, mais les Obédiences ont surtout pour objet
d’aider les loges sur le plan de l’organisation
administrative et matérielle (locaux, textes, etc.)…
En outre, tous
les maçons se reconnaissent comme Frères et comme Soeurs,
quels que soient leur Rite, leur Loge, ou l’Obédience à
laquelle leur Loge est rattachée. Il existe des Loges féminines,
masculines et/ou mixte.
-=-=-=-=-
Notre Obédience,

En France : son
Nom est le Grand Prieuré de Nouvelle
France qui
travaille au Rite
Ecossais Rectifié

Au
Québec son Nom est:
la Grande Loge Mixte du
Québec
qui est une Fédération de Loges, composée de Loges mixtes.
*****
LA LOGE, UN
MOT À DOUBLE SENS
Le mot Loge a
un sens double en maçonnerie. Il qualifie d’une part le
local, le lieu, le cadre matériel où s’assemblent les
Franc-Maçons pour y tenir leurs Travaux et, d’autre part, il
désigne une assemblée de maçons se réunissant régulièrement,
dans un même Temple (ou Loge).
L’assemblée
appelée LOGE (ou ATELIER) est la cellule de l’organisation maçonnique,
c’est l’unité de base.
Elle
est composée de membres, dont certains remplissent des offices
particuliers, (Trésorier, Secrétaire, Orateur, etc.). Le président
élu de la Loge est appelé «Vénérable Maître».
Toute Loge est
souveraine dans le cadre de son Obédience, dans la mesure où
elle se conforme à la Tradition et aux règlements généraux
de l’Ordre auquel elle a adhéré et de l’Obédience à
laquelle elle appartient.
LA FRANC-MAÇONNERIE
PEUT SE DIRE UNIVERSELLE
La Franc-Maçonnerie
est non seulement universelle parce que les Franc-Maçons qui se
considèrent comme Frères ou Soeurs
se trouvent dans toutes les parties du monde, mais aussi, parce
que ses symboles, ses principes, son enseignement, sont les mêmes
dans tous les pays.
Elle compte des
hommes et des femmes de toutes races, de toutes religions, de
toutes nations, à condition qu’ils (elles) soient sincères,
de bonne volonté et de bonnes moeurs.
Elle fait appliquer
partout dans le monde les mêmes principes et particulièrement
ceux qui sont basés sur la Déclaration Universelle des Droits
de l’Homme.
Enfin, elle se
situe en dehors du temps et de l’espace par la recherche
constante du plus haut niveau de spiritualité.
ET
MAINTENANT…
Il peut paraître
surprenant, qu’en plein XXIème siècle, un Ordre
initiatique poursuive sans faiblir le maintien de traditions
remontant aux temps les plus reculés et apparaissant sans
rapport direct avec l’évolution contemporaine.
En réalité,
depuis quelques années, la Franc-Maçonnerie connaît un regain
de vitalité: les jeunes se pressent aux portes du Temple et
sont les plus avides de retourner aux sources des Antiques
traditions.
La Franc Maçonnerie
serait-elle un ultime refuge pour l’homme ou la femme?
Il est certain qu’un désir de retour aux valeurs
fondamentales de l’humanité se manifeste chaque jour avec
plus de force. Après
avoir épuisé les ressources de la science, de la technique,
après avoir mesuré la vanité du pouvoir d’achat, du confort
et de la facilité, un grand courant appelle chaque homme ou
chaque femme vers un meilleur accomplissement de lui même
(d’elle même) et vers la spiritualité.
admin@gpnf.net
Extrait
de la Franc-Maçonnerie C’est quoi ?.....
®Tous droits réservés
(Bibliothèque Nationale du Québec)
|